10 juin 2008

Et vous, vous faites quoi le dimanche ?

Ben nous on "recoit". On fait visiter les ruines. Les visiteurs repartent heureux, comme le prouve la photo, avec un bout de cailloux "du vrai de la maison la-bas".

Bon et dès qu'ils sont reparti, l'Esclavagiste reprends se droits et je mets ma femme au taf pour finir la pièce "Gros Moral". C'est LA pièce, notre chambre, celle où on passe au moins 1h tous les 2 jours pour la faire avancer. Ca nous permets d'avoir une pièce qui se termine, de voir quelque chose avancer au milieu de tout ce qu'il reste a faire.
On teste aussi : peinture trop diluée, attention pour la deuxième couche, tiens faut prévoir d'acheter ceci, de poser cela. Et le tout sera de toutes facons répercuté sur les autres pièces de la maison, donc c'est vraiment intéressant et de toutes facons il faut passer par là.

On a donc poncé. Out les cales à main qui nous tuent les épaules en moins de 2. Vive la ponceuse vibrante ! Le fermacell est bien costaud et on peut poser les ponceuses sans risque. Le papier utilisé est du 120 pour la première passe, du 220 ensuite.
On rebouche les trous. On attends le lendemain, et on ponce ou reponce ou re-reponce ou ... Argh nan ! 2 enduits, 3 poncages ca suffit et basta ! Joints a l'acrylique pour toutes les jonctions (plafond/mur, mur/sol).
La sous-couche est donc une solution d'acrylique, de l'acrylate vinylique dans de l'eau. Rien d'opacifiant ou quoique ce soit dans ce style. Juste bon pour faire "boire" le fermacell.
C'est la peinture qui opacifie. La première couche est diluée a 10%. 2 couches prévues. On va essayer sans egrener entre les couches, tout du moins pour la peinture mat. Pour la satinée (cuisine et salle de bain) on egrenera. La peinture et la sous-couche viennent d'allemange, à 0 COV ou au max 1g/l. De toutes facons, c'est difficile de trouver de la peinture à plus de 1g/l de COV ... tout l'inverse de la France.

La bouche de transfert phonique

Lorsqu'on ventile une habitation, il faut que l'air puisse passer d'une pièce à une autre. Mais ce serait tout de même stupide de détalonner les portes, alors qu'on fait des cloisons à double peau pour l'isolation phonique. Aidé par quelques schémas dans l'Isolation Phonique Ecologique, ainsi que les plans de quelques bouches de transfert, j'ai décidé de fabriquer mes propres bouches de transfert phonique.

Le cadre est fait de MDF de 5mm. L'assemblage est réalisé avec des clous de 15mm mis à l'agrafeuse. Le tapissage interieur est fait de fibre de bois issue de panneaux Kronotherm FG en 45kg/m3 de densité, bien fibreux. Pour tenir ce tapissage, un filet de moustiquaire est posé. On notera que le filet est enlevage, retenu uniquement par la bande d'accroche fournit avec à l'achat (4€50 en GSB la moustiquaire). La boite de transfert est refermée par 2 grilles en aluminium, vendues hors de prix en GSB. Mais je n'avais pas le temps de chercher une autre source de distribution.

La mise en place est triviale ... si bien sur on excepte la grosse heure a découpé et raper le fermacell, ici en bonne épaisseur (22.5 d'un côté, 25mm de l'autre) pour pouvoir glisser la boîte comme il faut.
Les dimensions des grilles, ainsi que l'espace occupé par la fibre de bois, ont été calculés pour permettre le passage jusqu'a 30m3/h à une vitesse inférieure a 2m/s. Ici ceux sont des grilles de 300x80mm, passage intérieur de 280x66mm, avec 10 à 12mm de fibre de bois en haut et bas de la boîte.
Les grilles étant amovibles, je pourrais toujours ajouter une chicane transversale si le besoin s'en faisait sentir. Des "tests" qui n'ont rien de scientifiques semblent tout de même prometteurs : en parlant à côté et devant la boîte à 2m. de distance, la voix est franchement atténuée, sourde. Peut-etre quelques mesures plus tard ... quand tout le reste sera fini dans la maison.
Coût de réalisation à environ 20€ dont une grosse partie pour les grilles (qu'on trouve moins cher chez bricohomme que castobaba)

09 juin 2008

Et la grange part en couille

On savait que la grange, juste à côté de la maisonnette, n'était pas en bon état. Initialement on pensait la rénover. Rapidement les plans étaient plutôt de démonter, récupérer les vieux bois potables et reconstruire quelque chose avec.
Les choses se sont un peu accélérées avec l'hiver déjà passé et quelques coups de vent. Le charpentier est passé et nous a bien alarmé : un pet est ca bascule. Et forcement ca bascule par bien parce que sur la maison qu'on a pas encore fini de retaper.
La sablière est abimée en 2 endroits. D'ailleurs sur la gauche, c'est pas abimé, c'est carrément brisé, défoncé, plus joint quoi.

Alors à l'attaque !
Le charpentier pourra passer cette semaine. Il a du taf (tant mieux pour lui !). Il nous a quand même dit ce qu'il ferait. Il y a notamment une partie de maintien avec des élingues.
Après quelques recherches et coups de fils, Gaëlle nous trouve ProLev, à Rosheim, jsute à côté de chez nous. Le gars est super sympa et après une petite heure de discussion, je repars avec tout le matos pour faire ma mise en place d'élingues.
Enfin presque tout. Il me faut quand meme les points d'ancrage. Direction la quincaillerie pour amener de la grosse cheville a frapper et les forets a beton qui vont bien. Le 16mm, avec une tete a 3 lames est une merveille : ca rentre tout seul, enfin presque.

Après 2h15 d'effort, les trous dans le mur de souténement de l'autre côté de la sablière qui part en vrac sont percés. Les goujons mis en place, les anneaux d'ancrage aussi. Gaëlle m'aide à la mise en place des élingues de 10mm en acier. Quelques tours sur les tendeurs et nous voila déjà rassurés.
Il faudra que je fasse une remise en tension des élingues avant le passage du charpentier. C'est un peu détendu la, parce que je n'avais pas assez forcé la première fois.
Ensuite, le charpentier nous rajoutera un étais a l'exterieur. Il devrait pas mal nous géner pour accéder à la cave. Mais il devrait surtout éviter qu'on prenne la grange sur le coin du nez. Alors l'un dans l'autre, on prefere faire des detours que tout prendre sur le rable.
Dès que la maisonnette est finie, il faudra qu'on s'attèle a "soulager" le poids qui risque de s'écrouler ... avant de faire mieux peut-etre.

L'escalier des combles est en place

Les combles ne sont encore pas finis. Mais ca avance. L'escalier lui est arrivé courant mai. En bouleau nordique, avec un seul limon et une rambarde suspendue. La premiere marche est biaisée pour permettre un accés plus facile (bravo Gaëlle !). Le limon, huilé, est teinté "pétant" pour faire ressortir l'ensemble.

Avant la pose proprement dite, nous avons préparé les murs, jusqu'a la premiere couche de peinture. Ce fut arrassant. C'est la qu'on a compris qu'on ferait pas tous les poncages a la main. Une girafe ou une autre solution devait être envisagée.

Les poseurs ont fait du super travail. Dans la matinée c'etait en place. Bon y'a du bon matos et un bon coup de main aussi. Mais ils etaient quand meme jaloux de ma tronneuse, une Dolmar electrique, qui les a aidé un petit peu (recoup de 5mm du bout d'une solive).

Encore la mezzanine a finir de peindre et on pourra imaginer enlever les protections des marches. Il faut faire vite pour ne pas voir de marques du a la difference de prise de lumière.

Doumi on track !

Les amis, ca se compte sur les doigts de la main quand on en ch*e au chantier. Mais meme quand ils sont loin, certains viennent se promener. Ainsi, le premier week-end d'avril, Doumi est venu nous filer un coup de main. Chapeau bas ... apres 7h de train !

Petit tour du proprietaire, notamment du poele a bois. Et puis on parle de ce qu'on va faire au chantier. Et on passe suite a la pratique preferee du week-end ... bouffer !!
Une winstub, une choucroute de poisson (ma 1ere, mais pas assez reussie a mon gout), un petit tour dans une cave a vin a degustation, promenade vite fait entre 2 gouttes d'eau.

Bon mais c'est pas tout ca mais faut bosser aussi ! On en a profiter pour fixer les plafonds : a 3, dont 2 bonhommes pour tenir les plaques, c'est plus facile. Un peu de tuyau de ventilation de trucs par ci et par la ... et on retourne bouffer et boire de la bière !
Mais nan Doumi : je ne plaisantais pas lorsque je disais que j'allais en rouvrir une en jouant a Didi.

Bon il est pas reparti les mains vides quand meme. L'etait meme plutot bien lourd le sac et heureusement qu'il y avait des roulettes.

Dès que la maison est fini, on s'invite dans ses montagnes !
Preuve que l'Azor a aimé son passage, 2-3 semaines plus tard il revenait, detour professionnel cette fois. On a repratique l'activité préférée : Maison Kammerzell avec choucroute et une bonne bouteille de Klevner d'Heiligenstein.