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23 décembre 2007

Escalier du sous-sol : les crémaillères

L'escalier du sous-sol, c'est pour not' pomme. On a décidé que 2 murs en béton cellulaire supporteraient les marches. Il fallait donc les monter. Sur ce message je vous expliquais comment j'ai monté sur ordinateur. Ben voilà la réalisation.

Tout d'abord, on part de la dalle. La chape et le carrelage seront posés plus tard, quand les températures seront plus clémentes. Et puis aussi parce que ce n'est pas le plus urgent. Les murs en béton cellulaires seront donc emprisonnés dans la chape. Pas plus mal. Avec Ludovic et Babs, on trace au sol, puis on place des planches qui delimitent les murs.

Les premiers blocs sont placés sur un lit de mortier de chaux bien dosé en chaux. La dalle a même été piquée par endroit pour une meilleurs accroche. Des tracés sur les murs et le sols, ainsi que des piges graduées en hauteur et longeur de marches aident bien. Mais le laser c'est le top !

Ensuite, on découpe les blocs et on monte. Des gabarits en carton permettent de vérifier que les marches passent bien : ouf ca va ! Certaines découpes sont bien coton.

Gaëlle a mis la main dans la patte, la patte à béton cellulaire, pour coller son premier bloc, pile poile comme il faut, aligner au fil à plomb sur la solive de l'étage.

Après un bon avancement, on voit nettement se dessiner les marches

Quelques données techniques

  • Hauteur à franchir : 2553mm
  • Trémis : 880 x 2445
  • Echappée minimale : 1760 mm sur 8cms de l'angle de la 4eme marche (renfort de la trémis et du plancher de l'étage)
  • 13 marches de 19.64cm de haut et un giron de 20.71cm, 5 marches balancées
  • 2H + G = 59.99
  • H + G = 40.35
  • marche palière de 32.80cms (sera recouverte du parquet collé de l'étage)
  • support : 5cms de chaque côté, pris sur des blocs de béton cellulaire de 20cms, 15cms pour les marches balancées

Redécouverte du colombage à l'ouest

Les murs nord et ouest de cette maison étaient recouvert d'un enduit ciment. Le mur sud lui etait à nu. Le ciment, totalement étanche, est une calamité pour les colombages. L'humidité y reste enfermée et "ronge" les bois. Au final il a fallu changer totalement le colombage au nord. A l'ouest, une mise à nue s'imposer. En plus d'assainir le mur, le colombage était retrouvé et le caractère de la maison avec. Cette image est une animation GIF des différentes étapes du nettoyage. Cliquez dessus pour la voir.

Le travail ne fut pas toujours simple. Perché sur l'échafaudage, Tony n'en mène pas large. Toutefois, un bon échafaudage Echamat, ca aide à se sentir en sécurité au bout d'un moment. Il faut travailler au burineur électrique, et souvent passer au burin et marteau pour plus de précision. Ensuite, avec une tête munie de fil de fer et la meuleuse, les bois sont brossés. Puis traité contre les insectes et champignons. Enfin, gavé d'huile flamande, une huile à base d'huile de lin, avec un siccatif et un anti-UV qui limite le noircissement.

Pour faire tenir le sacré enduit ciment, une pelletée de clous ont été utilisés. Babs s'attache à en retirer le maximum. Il faudra tous les enlever bien sur. Et cela fait un jolie tapis de fer rouillé !

Un belle enduit à la chaux pour protéger les briques de l'eau et permettre aux bois de respirer. C'est simple, vieux comme les colombages. Mais beaucoup de maçons l'ont oubliés, tout content de faire du "dur" avec du ciment ... Comprendre la "vie" d'un bâtiment n'est pas toujours aisé, surtout quand on ne chercher pas à le comprendre.

06 octobre 2007

Et une dalle ! Une !

Hop ! C'est fini. Par ici pour quelques photos et commentaires de cette journée arrassante. (attention ca peut être long à charger)(nouvelle presentation sans flash)

Merci a tous les GO : gentils z'ouvriers :D Sans aucun ordre particulier :

  • Séverine, toujours prête pour rester plus longtemps
  • Dominique qui abandonne une bétonnière chez son frère, pour trouver ... une bétonnière chez nous
  • Joël, sans alcool ce jour la (Pfff!)
  • Ludovic, sans 307 mais avec 205
  • Stéphane et Nathalie et surtout leur chien :D
  • Michel, qui s'est même pas blessé
  • Benoit, meme si on a fait qu'1/3 avant qu'il ne parte ;)
  • Gaëlle, qui a passé sa journée dans le coin le plus humidie et sombre et avec pour seule compagnie de la poudre bien volatile de chaux
  • Mon dos, qui ne m'a pas torp embete ce jour la, et se rattrape depuis
  • Notre voisin qui nous a prete sa betonniere et sa rallonge en triphase alors qu'il en avait besoin
  • Anne-Lise et Rocco, pour la bétonnière préparée exprès pour nous, et pour le coup de camion qui m'a évité de transbahuter le gravier a dos de chameau


Quelques données "techniques" peut-etre maintenant ?

Les mélanges pour un bétonnière (moyenne taille) étaient faits avec :

  • 4 seaux de gravier 8-16
  • 2 seaux de sables 0-4
  • 2 seaux de chaux : 1 de NHL5, 1 de NHL2
  • environ 8L. d'eau
Tout ca donne 1 grosse brouette et 1 plus petite.

A la fin d'une bétonniere, on prepare la suivante en placant 1 ou 2 seaux de gravier et 1/3 de l'eau necessaire. Ca decroche ce qui reste et ca "lave" la betonniere. Ensuite on enfourne 1 seau de chaux, 2 seaux de sable, 1 seau de chaux, et un peu d'eau. On ajoute les 2 derniere seaux de gravier et le reste de l'eau tout doucement en tendant l'oreille et en ouvrant l'oeil. La consistance ne doit pas être trop liquide. Et on peut toujours rajouter un peu d'eau, mais difficilement rattraper un exces.

18 septembre 2007

Quantités de chaux sur le chantier

Petits calculs sur les quantitées de chaux à trouver pour le chantier. La surface à couvrir est de 33.855m2, calculée par Gaëlle.
Les masses volumiques mesurées sont :

  • gravier : 1550kg/m3
  • sable : 1350kg/m3
  • chaux 625kg/m3

Dalle

Epaisseur de 14cms, soit 4.74m3
Composition : 1 vol. chaux, 1 vol. sable, 2 vol. gravier
Volume occupé : 5L. chaux + 5L. sable + 10L. gravier + 2.25L. eau= 14L. occupés
Soit :
  • 3.39m3 de gravier (5.2545T)
  • 1.695m3 de sable (2.28825T)
  • 1.695m3 de chaux (1059.375kg)
  • 0.76275m3 d'eau
Pour la chaux, par sac de 25kgs (40L.), il nous faut donc 43 sacs.

Chape

Epaisseur de 5cms, soit 1.7m3
Composition : 1 vol. chaux, 3 vol. sable
Soit :
  • 1.700m3 de sable (2.295T)
  • 0.567m3 de chaux (354.375kg)
Pour la chaux, par sac de 25kgs (40L.), il nous faut 15 sacs.

Divers

Le carrelage, du grès étiré fin (10mm) sera posé dans la foulé du coulage de la chape. Soit à bain soufflant (pendant la pose de la chape), soit 24 heures après, avec barbotine de chaux sur la chape fraiche.

Les joints des carreaux seront "larges", dans les 8mm. Ils seront fait avec du sable fin (0-4 tamisé au n°14 : 1.6mm)

Récapitulatif

La chaux devrait être de la NHL3.5, la NHL2 n'offrant pas une résistance mécanique garantie suffisante, et la NHL5 étant moins perspirante que la 3.5.

Toutefois, devant l'impossibilité d'approvisionner de la NHL3.5 dans le coin à des prix décents, nous allons faire un mélange de NHL2 et NHL5. Lorsque la dalle devra supporter de lourdes charges (chauffe-eau, cuve solaire éventuelle, machine à laver qui vibre, murs de l'escalier) le mélange sera à 50%/50% des 2 chaux. Dans le reste de la dalle/chape, ce sera du 1/3 de NHL5 et 2/3 de NHL2.

La NHL2 sera achetée chez Boehm. La NHL5, chez castobaba, de la Holcim. Sur l'ensemble, cela revient à un sac de 35kg a 8€53

Une visite chez Boehm me permets d'apprendre que la derniere mesure en labo donne une résistance mécanique de 35kg/cm2 pour la NHL2, au-dela de mes besoins calcules (28kg/cm2). C'est donc une bonne nouvelle. Je n'ai pas besoin d'acheter tous les sacs de NHL5. Une partie a déjà été acquise et sera utilisée comme prévue, pour les zones les plus "chargées"

Il nous faut donc :

  • 5.3T de gravier (du 8-16)
  • 4.6T de sable (du 0-4)
  • 1414kgs de chaux, soit 57 sacs de 25kgs.

La marge habituelle de sécurité de 10% sera éventuellement approvisionnée la veille ou le jour du coulage de la chape.


Et voici pour mémoire ce qui a déjà été utilisé (remplissage colombage et corps d'enduit)

Pour l'instant, le fournisseur principal c'est Boehm à Dalenheim avec la NHL2. Un paquet de NHL5 a aussi été utilisé pour faire un peu de maçonnerie. Et un sac de NHL5-Z pour faire un "renfort" le long de la base du mur angle sud et ouest, qui été déchaussé sur 10 centimètres pour la mise en place du hérisson.

06 septembre 2007

Cave à vins en route

Pour la mise en place du hérisson du sous-sol, il a fallu penser aussi à la cave aà vins : où la mettre, comment faire son sol, etc.

Plusieurs idées sont en cours mais la position est définie. Y'avait pas trop le choix non plus puisque pas trop de place. Si je m'étais écouté, j'aurais pris tout le sous-sol, je mettais des bouteilles partout et mon lit au milieu avec une perf a pinard ... Mias nan je peux pas (je sais pas pourquoi ?!? :D :D).

Voici donc la délimitation de la cave à vins, et ce qui sert de base à ces cloisons : des briques posées sur un lit de mortier lui-même sur la terre bien compressée du sous-sol. Le sol a été recouvert de chaux NHL2 pour assennir le tout.

Les cloisons devraient être en bloc de béton cellulaire de 10cms, recouvert d'un enduit à la chaux et morceaux de lièges de 5cms. Tout le liège provient de bouchons de vins, issus pour la pluspart de chez nos amis restaurateurs du chateau d'Andlau, après broyage dans un broyeur à végétaux (merci Willy de l'astuce !).

Le sol sera fait de cailloux de 30-50mm, callés avec du gravier de 16-22mm, dont la dernière couche sera callée avec du sable 0-4. Ce sable sera déposé ensuite sur une épaisseur encore à déterminer (3-5cms ?) et recevra directement les tommettes récupérées sur ce chantier.

05 septembre 2007

Enfin le hérisson est en place

Ca y est ! Après avoir sortie quelques (un max ouais !) brouettes de terre du sous-sol, avoir pris les niveaux pour que ca soit a peu pret plat, avoir enlevé les cochonneries qui étaient au milieu des tas de terres cuites, avoir cassé à la masse ses briques trop grosses pour être utilisable, le hérisson est enfin en place. Ouf !

Le sol de la cave sera donc composé comme suit, du haut en bas :

  • 10mm carrelage grès étiré avec joints de 7-8mm (assez gros les joints)
  • 50mm chape maigre de chaux
  • 120mm dalle de chaux
  • 130mm hérisson de terres cuites tassées et remplissage des gros trous avec du gravier 16-22mm
  • 10mm épandage de chaux

J'aurais pu mettre un géotextile sous le hérisson pour éviter les remonter de la terre dans celui-ci. Mais le travail était déjà très avancé quand j'y ai pensé. Et je n'ai pas encore noté de remontée de quoi que ce soit alors je ne m'inquiète pas trop.

Il y a finalement un geotextile entre hérisson et dalle : ca evite que la "matiere" de la dalle ne coule trop dans le herisson.

Aujourd'hui, il me reste a faire le compactage (essai avec un "pied d'éléphant" à moteur et sinon ce sera à la damme à main). Puis ajouter du gravier là où les trous seront visibles (normalement peu). Le but étant de ne pas avoir de poches d'air dans le hérisson, qui risqueraient de se tasser.

Et puis faut que je trouve la chaux, que j'achete le géotextile, et que j'organise la venue des copains pour couler la dalle.

04 septembre 2007

A la recherche de l'Or Blanc

Quelle galère pour trouver de la chaux !

Pas pour de la NHL2 puisque nous avons la chance d'être à proximité d'un producteur : Boehm. Mais pour ma dalle, de la NHL2 ca ne suffit pas. Et la, pour trouver de la NHL3.5 ou NHL5 pure ben faut courir le 400m plus vite que Michael Johnson ...

Mon fournisseur de materiaux traine la patte pour m'en ramener une ou deux palettes. Je viens de recevoir un devis et le prix est assez dissuasif : le transport plobm pas mal (pres de 12€ le sac de NHL3.5 de 35kg : outch !).

Sur le site web de S*cli, il y a la presentation de leurs produits et un formulaire de contact. J'ai recu la liste des distributeurs : 88, 57, 70 mais rien à moins de 150kms ...

Chez rastobama il y a de la NHL5. Mais a pret de 11€ les 35kgs, pour la NHL qui devrait etre la moins cheros, ca fait mal au porte-monnaie. Faudra que je vois si je peux négocier pour une vingtaine de sacs.

En allemagne j'ai trouvé de la CL90 de marque Maxit. J'ai pas encore teste. Mais vu le processus de farication de la chaux aérienne, je ne pense pas avoir de surprise et ca m'ira. En prime, elle est pret de 30% moins cher que sur le marché francais. Mais je n'ai pas trouve de chaux hydraulique la-bas.

Bref je cherche encore une solution. Peut-etre un mélange NHL2 et NHL5 (2/3 - 1/3) qui me couterait plus cher que de la NHL3.5 à prix correct. Mais vu que j'arrive pas a en avoir de la 3.5, ben faudra bien que je me rabatte sur autre chose.

29 août 2007

Rahhh ! fin au sud !

Bon, rien de bien interessant. Mais on a enfin fini la 1ere couche d'enduit sur le mur sud qui est maintenant tout comme il faut pour passer son premier hiver. Vi ... l'hiver c'est finalement pour dans pas longtemps. Surtout que c'est l'automne depuis mi-juin.

Merci pour leur gros coup de main a Ludo, Séverine, Michel et Le Joe ! Quelques photos des zozos en action prochainement.

02 août 2007

Enduit à la chaux : quelques détails.

Ludovic me demandait il y a surement longtemps comment était fait l'enduit à la chaux sur le chaux/chanvre. La réponse me semblant intéressante, je la détaille ici.

Voici ce qu'on a mis pour l'instant comme enduit :

  • 1ère couche posée le lendemain ou 2 jour après décoffrage du banchage si possible (ca tient bien mieux). Sinon il faut arroser pendant 2 à 3 jour le chaux/chanvre qui a séché.
  • enduit à la chaux hydraulique NHL2 avec 5.5 de NHL2 pour 10 de sable 0-4. Epaisseur autour de 8 à 10mm. Pose "bombée" comme c'est la tradition dans cette région (attention pas pareil en champagne ou en loire).
  • puis enduit à la chaux aérienne CL90 avec 4 de CL90 et 10 de sable 0-1.5. Couche plus fine de peut-etre 5mm.
  • Enfin, passage d'un badigeon de chaux, à la CL90, avec la teinte. Ca c'est pas encore fait, on attendra l'automne pour qu'il fasse moins chaud

La chaux hydraulique fait une bonne coupure à l'eau : celle-ci ne rentre pas. Et le chaux/chanvre est protégé.

De plus, elle permet le passage de vapeur d'eau, une certain perméance donc. Toutefois pas aussi forte que celle du mélange de chaux et chanvre. Il faudra donc à l'intérieur un frein vapeur pour réguler la quantité d'humidité qui passera dans le chaux/chanvre : il ne faut pas en avoir plus que ce que l'enduit peut évacuer.

La pose de l'enduit "a frais" est idéale : l'enduit se fixe très bien, se pose très bien. Et il permet au mélange de chaux et chanvre de ne pas sécher trop vite : moins de retrait, pas de fissure du tout. Bref c'est l'idéal.

Pour le matériel, taloche en plastique juste pour tenir l'enduit, des truelles si possible en inox (celles en acier rouille trop vite sinon), et surtout des gants. Dès que vous vous mettez de l'enduit sur la peau nue, rincer bien abondamment. La brulure chimique de la chaux, lorsqu'on la ressent, c'est déjà trop tard. Et à la longue ca laisse des bonnes traces.

La préparation des différents mortiers de chaux à toujours été fait dans la bétonniere. Les quantité d'eau ne sont pas précisées : ca change à chaque fois ! Bon on a toujours mis 3 litres pour démarrer. Et ensuite c'est à l'oeil et à la main, suivant la consistance. Il faut que ca fait une crème bien ferme. Pas trop solide sinon c'est dur à étaler, pas trop liquide sinon ca se casse le nez dès qu'on l'étale.

Le geste avec la truelle est assez basique : poser la taloche pleine d'enduit contre ou proche du chaux/chanvre, chopper un peu de matière sur la tranche de la truelle et tirer le tout vers le haut. On a presque tout fait en partant du haut, vers le bas. C'était plus facile à ces endroits la. Mais l'uatre sens marche bien, par exemple pour enduire les briques de terre cuite du pignon.

Peut-être quelques photos à venir. Désolé de ne pas avoir été plus réactif. Mais il y a tellement peu de commentaires sur ce blog, que je ne vois pas les 2-3 qui passent ... Faudra que je sois plus attentif.

07 juin 2007

Enfin des photos sur le chaux/chanvre banché

Bon, après la parlotte, il faut bien que je mette quelques photos. Je n'en ai pas le temps normalement, mais je l'ai pris (chut ...).

Voici donc quelques photos qui vous montrent les étapes du remplissage. On y voit aussi des copains qui nous aident, comme le Super-Ludo vosgien de son état et bosseur fou. Il y a aussi Nathalie et Stéphane qui nous ont ramener leur bras en plus de bonnes saucisses et du fromage.

Pour la mise en oeuvre, je détaillerais si quelqu'un me le demande en commentaire. J'ai déjà mis quelques précisions sur les photos. Si vous voulez en savoir plus, laissez un commentaire avec la question qui va bien et je rajouterais les infos.

Dans notre réalisation, le béton de chanvre est placé "dans" les bois.
Le bambou était obligatoire pour donner une "armature" au mélange qui "flotte" dans les pans de bois. Sans ça, et les petits bois autour des "alvéoles" qui permettent d'accrocher le bambou et les bords du chaux/chanvre, tu peux quasiment enlever le cube de béton de chanvre d'entre les pans de bois lorsque c'est sec.

Si vous souhaitez vous passer de l'artifice des bambous, il faut :

  • englober une partie du bois, au moins 6cms (cote interieur generalement ou exterieur comme vous voulez)
  • avoir des "alveoles" qui ne soient pas trop grandes : la taille max depend de l'epaisseur du beton de chanvre, chez moi en 15cms d'epaisseur, 80cms de haut et 1.20m de large etait trop grand pour que ca tienne "debout" seul sans un tres gros tassement.

Une petite explication sur la preparation du melange

Voici la méthode Gaëlle. Je précise de suite que même en suivant les indications de la maitre-es-chanvre, je faisais des boulettes, LA chose à eviter absolument. En effet, les boulettes c'est un agglomerat de chaux ... et ca veut dire qu'il y aura du chanvre sec et sans liant dans le beton, moins costaud donc.

Pour le melange :

  • 20l. de chanvre (2 seaux)
  • 6l. de chaux
  • 4l. de sable 0-4
  • ce qu'il faut d'eau, autour de 3l., mais très variable
Le sable apporte une petite tenue mécanique (dixit Monique). Le mélange sans sable, même s'il y a peu de sable, ben il tient moins bien. C'est assez étrange comment peu de sable dans le volume peut contribuer a tenir la matiere. Attention, avec ce peu de sable, le lambda du melange sera moins bon que sans (je table sur 0.13 surement optimiste).
C'etait le melange unitaire par betonniere. Avec 4 seaux de chanvre, ca faisait des boulettes (le truc a eviter).

Pour la methode, dans la betonniere :

  • chanvre en entier
  • on laisse dépoussiérer/décompacter un peu
  • moitie d'eau
  • chaux en mettant la bétonnière a la verticale (pour pas que ca colle aux parois)
  • on redescends doucement la bétonnière pour pas prendre de chaux dans le nez
  • le sable
  • éventuellement raclage des cotes de la bétonnière si ça colle
  • reste d'eau

Ca c'est la méthode Gaelle. Quand je faisais moi, ça faisait boulettes systématiquement. A vous de trouver votre méthode. Ce qui est sur c'est le dépoussiérage et le mouillage initial du chanvre. Le reste c'est tambouille perso :D
La mise en place doit se faire par couche mince successive qu'on tasse et "tricote" : on utilisait nos points, une tête de marteau, un vieux maillet en bois, etc

03 mai 2007

Enduit à la chaux

Après le remplissage des colombages, il faut protéger la paille de chanvre. Un enduit à la chaux est donc à faire. Le corps de l'enduit est à la NHL2. Et la couche fine sera à la chaux aérienne.

14 avril 2007

Chaux et Chanvre dans le colombage et en enduit

Ca y est ! On a des tuiles sur la tete et l'eau ne coulera plus sur les murs. Avec Babs on a donc attaque le remplissage des colombages a coup de chaux et chanvre. Les encadrements semblent jolies. Mais je vais enlever la partie haute : c'est supra ch*ant a remplir a la fin ! Aller encore plus que 12345678 h. a remplir les cases et on sera au bout : que c'est long a faire ! En parallele, sur le mur du pignon, on a fait l'enduit de mise a niveau. Enfin enduit si on veut puisque je me suis gourationne grave dans le dosage : j'ai pris le melange a bancher pour enduire. C'est pas du tout assez gras. On verra si ca tient. Mais pour les autres bouts, je ferais pas la meme erreur.