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17 juillet 2008

Je ponce donc j'essuies

Promis, quelques photos ici pour aéré un peu le texte. Et puis parce que certains ne lisent pas de toutes façons : ils préfèrent les images : sisisi j'en connais :D

Je reprends pour nous cette maxime des boiseux lu sur les forums de Systeme D. On fait les finitions du fermacell en ce moment. En fait je mets ce message parce qu'il ne nous reste plus qu'un ponçage de finition sur une partie de la maison. Mais quelle galère ces enduits de rebouchage et ponçage ! C'est long, c'est tuant, et t'en prends plein la poire !

Il faut dire aussi qu'on a de la chance. Pour avoir choisi de laisser les solives apparentes au plafond du salon, avec un entraxe de 45cms et des vis dans les 2 premiers centimètres le long des poutres, pour avoir des combles avec des angles partout, ben pas possible de faire passer une girafe. Dommage ça aurait été tellement plus rapide.

C'est donc à la ponceuse vibrante qu'on a tout fait. Les différentes phases :

  • grattage au ciseau à bois et au petit rabot à main de la colle qui déborde.
  • ponçage au grain 100
  • balais et aspirateur pour enlever les bourres de plâtre qui se forment facilement avec le fermacell : la cellulose des plaques doit aider beaucoup en ça.
  • enduit pour reboucher le plus gros. Le but est donc de combler au maximum les trous des têtes de vis et les cassures des jonctions de plaques. Comme on est pas des pros de l'enduit, ben ce n'était pas net du premier coup.
  • donc deuxième ponçage, au grain à 150 cette fois.
  • aspirateur encore, qui cette fois enlève surtout le plâtre de l'enduit poncé
  • et deuxième couche d'enduit, cette fois en finition donc le plus lisse possible.
  • dernier ponçage au grain à 220.
  • aspirateur et même linge légèrement humide pour ramasser le maximum de platre et peluche sur l'ensemble des plaques

Les 2 choses à noter ici : éviter de laisser la colle à fermacell plus de 24-36h. Le raclage, s'il réduit la quantité de colle, étale le tout bien largement. Et une fois sèche, cette colle est très dure. D'où le soucis après plus de 36h aussi. Quand c'est sec et vieux, c'est dure et difficile à enlever et poncer. Une horreur !
Les endroits ou on a racler la colle encore molle, elle s'etale et c'est tres difficile de l'enlever correctement pour preparer le joint. En laissant un bourrelet et en l'enlevant le lendemain (pas 3 jours apres la c'est trop dur), ca part nickel.
La texture de l'enduit est importante aussi. Liquide, il couvre bien. Mais le retrait au séchage est important et il faudra repasser. Trop patteux, il bouche mal les gros trous et le temps ouvert d'usage est plus faible. J'ai fait du plutôt liquide à chaque fois et c'est une erreur. Le première remplissage devrait être fait avec un enduit "meuble" pour bien rentrer dans les trous, sans "retomber" car trop liquide. Ca permets même surement aux bons plaquistes de ne faire qu'une passe. Et l'enduit de finition, la 2eme passe, doit être patteux. Acheter de l'enduit en pâte tout prêt n'est pas une mauvaise idée ici : il en faut peut et la texture est idéal pour l'application et le ponçage.
Une fois tout cela fait, on peut passer à la peinture. Je ferais un petit topic sur nos aventures de ce côté la aussi (surtout les conneries à éviter bien sur).

Autant dire que la fatigue est énorme. Le ponçage est arrassant. L'enduit c'est long et oblige à garder la tête et les bras en l'air longtemps. Ca fait les épaules ... après les avoir senti passer longtemps (euh encore maintenant d'ailleurs).

Plus jamais je ne fais ça ! Dans le futur, soit je monte des cloisons que je peux enduire pleine plaque, sans jonction ni joint, et qui recevront un enduit à la chaux qui se lisse en ferrant. Ou alors je pose les plaques de plâtre (et encore !), et on prévoit dans le budget que c'est un pro qui vient faire les jonctions.
J'ai bien sur une nette préférence pour des cloisons enduites. Celles faites chez Thierry Baruch sont un bon exemple que je retiens.

23 décembre 2007

Redécouverte du colombage à l'ouest

Les murs nord et ouest de cette maison étaient recouvert d'un enduit ciment. Le mur sud lui etait à nu. Le ciment, totalement étanche, est une calamité pour les colombages. L'humidité y reste enfermée et "ronge" les bois. Au final il a fallu changer totalement le colombage au nord. A l'ouest, une mise à nue s'imposer. En plus d'assainir le mur, le colombage était retrouvé et le caractère de la maison avec. Cette image est une animation GIF des différentes étapes du nettoyage. Cliquez dessus pour la voir.

Le travail ne fut pas toujours simple. Perché sur l'échafaudage, Tony n'en mène pas large. Toutefois, un bon échafaudage Echamat, ca aide à se sentir en sécurité au bout d'un moment. Il faut travailler au burineur électrique, et souvent passer au burin et marteau pour plus de précision. Ensuite, avec une tête munie de fil de fer et la meuleuse, les bois sont brossés. Puis traité contre les insectes et champignons. Enfin, gavé d'huile flamande, une huile à base d'huile de lin, avec un siccatif et un anti-UV qui limite le noircissement.

Pour faire tenir le sacré enduit ciment, une pelletée de clous ont été utilisés. Babs s'attache à en retirer le maximum. Il faudra tous les enlever bien sur. Et cela fait un jolie tapis de fer rouillé !

Un belle enduit à la chaux pour protéger les briques de l'eau et permettre aux bois de respirer. C'est simple, vieux comme les colombages. Mais beaucoup de maçons l'ont oubliés, tout content de faire du "dur" avec du ciment ... Comprendre la "vie" d'un bâtiment n'est pas toujours aisé, surtout quand on ne chercher pas à le comprendre.

29 août 2007

Rahhh ! fin au sud !

Bon, rien de bien interessant. Mais on a enfin fini la 1ere couche d'enduit sur le mur sud qui est maintenant tout comme il faut pour passer son premier hiver. Vi ... l'hiver c'est finalement pour dans pas longtemps. Surtout que c'est l'automne depuis mi-juin.

Merci pour leur gros coup de main a Ludo, Séverine, Michel et Le Joe ! Quelques photos des zozos en action prochainement.

02 août 2007

Enduit à la chaux : quelques détails.

Ludovic me demandait il y a surement longtemps comment était fait l'enduit à la chaux sur le chaux/chanvre. La réponse me semblant intéressante, je la détaille ici.

Voici ce qu'on a mis pour l'instant comme enduit :

  • 1ère couche posée le lendemain ou 2 jour après décoffrage du banchage si possible (ca tient bien mieux). Sinon il faut arroser pendant 2 à 3 jour le chaux/chanvre qui a séché.
  • enduit à la chaux hydraulique NHL2 avec 5.5 de NHL2 pour 10 de sable 0-4. Epaisseur autour de 8 à 10mm. Pose "bombée" comme c'est la tradition dans cette région (attention pas pareil en champagne ou en loire).
  • puis enduit à la chaux aérienne CL90 avec 4 de CL90 et 10 de sable 0-1.5. Couche plus fine de peut-etre 5mm.
  • Enfin, passage d'un badigeon de chaux, à la CL90, avec la teinte. Ca c'est pas encore fait, on attendra l'automne pour qu'il fasse moins chaud

La chaux hydraulique fait une bonne coupure à l'eau : celle-ci ne rentre pas. Et le chaux/chanvre est protégé.

De plus, elle permet le passage de vapeur d'eau, une certain perméance donc. Toutefois pas aussi forte que celle du mélange de chaux et chanvre. Il faudra donc à l'intérieur un frein vapeur pour réguler la quantité d'humidité qui passera dans le chaux/chanvre : il ne faut pas en avoir plus que ce que l'enduit peut évacuer.

La pose de l'enduit "a frais" est idéale : l'enduit se fixe très bien, se pose très bien. Et il permet au mélange de chaux et chanvre de ne pas sécher trop vite : moins de retrait, pas de fissure du tout. Bref c'est l'idéal.

Pour le matériel, taloche en plastique juste pour tenir l'enduit, des truelles si possible en inox (celles en acier rouille trop vite sinon), et surtout des gants. Dès que vous vous mettez de l'enduit sur la peau nue, rincer bien abondamment. La brulure chimique de la chaux, lorsqu'on la ressent, c'est déjà trop tard. Et à la longue ca laisse des bonnes traces.

La préparation des différents mortiers de chaux à toujours été fait dans la bétonniere. Les quantité d'eau ne sont pas précisées : ca change à chaque fois ! Bon on a toujours mis 3 litres pour démarrer. Et ensuite c'est à l'oeil et à la main, suivant la consistance. Il faut que ca fait une crème bien ferme. Pas trop solide sinon c'est dur à étaler, pas trop liquide sinon ca se casse le nez dès qu'on l'étale.

Le geste avec la truelle est assez basique : poser la taloche pleine d'enduit contre ou proche du chaux/chanvre, chopper un peu de matière sur la tranche de la truelle et tirer le tout vers le haut. On a presque tout fait en partant du haut, vers le bas. C'était plus facile à ces endroits la. Mais l'uatre sens marche bien, par exemple pour enduire les briques de terre cuite du pignon.

Peut-être quelques photos à venir. Désolé de ne pas avoir été plus réactif. Mais il y a tellement peu de commentaires sur ce blog, que je ne vois pas les 2-3 qui passent ... Faudra que je sois plus attentif.

03 mai 2007

Enduit à la chaux

Après le remplissage des colombages, il faut protéger la paille de chanvre. Un enduit à la chaux est donc à faire. Le corps de l'enduit est à la NHL2. Et la couche fine sera à la chaux aérienne.